Auberge du Pont de Collonges de Paul Bocuse


S’il y a un établissement que l’on peut qualifier parmi les meilleurs en France, c’est bien l’Auberge du Pont de Collonges de notre Paul Bocuse national. Celui-ci est un chef cuisinier français que l’on n’a pas besoin de présenter, tellement il est connu autant sur le plan national qu’international, mais justement, sa renommée exige que l’on parle encore de lui, de sa cuisine et de son restaurant.

Le célèbre chef cuisinier français

C’est un chef hors du commun, rien que par le fait qu’il est Trois-étoiles pendant 53 ans consécutives, c’est-à-dire à partir de 1965 jusqu’à sa mort en 2018. Ceci est un record jamais égalé dans l’histoire de la gastronomie, pas seulement en France d’ailleurs. Nul ne conteste le fait qu’il est un des plus grands, des plus illustres cuisiniers de tout le XXe siècle. C’était la mère Brazier et Fernand Point, son mentor, qui l’ont initié et formé. Et lui, à son tour, a tenu à former et à médiatiser ses propres cuisiniers, les sortir de leur cuisine pour être présentés à la face du monde. Homme généreux, de son talent, de son temps, Paul Bocuse, pendant longtemps, était le Chef qui accueille sans faute chacun des convives qui se présente à son établissement.

Caractéristiques du grand chef

Quelles étaient les caractéristiques de Paul Bocuse ? En fait, c’était lui le pionnier de ce qu’on appelle la nouvelle cuisine, tout en étant un maître incontesté de la cuisine traditionnelle. Il ne fait pas de la cuisine tout simplement pour faire à manger, il est dirigé par l’amour du geste et une passion sincère et profonde pour la gastronomie, française en l’occurrence. Il ne s’agit pas d’une cuisine complexe, sophistiquée mais plutôt une cuisine simple et authentique, mais surtout fidèle au terroir. Il est le père de quelques célèbres recettes dont la soupe aux truffes noires VGE qui était dédiée au président Valéry Giscard d’Estaing. Son parcours culinaire rend hommage à la lignée de cuisiniers d’où il est issu, aussi bien du côté paternel que maternel. C’est donc une tradition familiale qu’il perpétue et son restaurant aux Trois-étoiles à Collenges-au-Mont-d’Or, dans le nord de Lyon, est une preuve de son attachement à cet art, hérité de ses grands-parents.

Son Auberge

Après ses 8 ans chez Fernand Point qu’il considère comme son père spirituel et son modèle, il obtient, aux côtés de son père, première étoile en 1958. 4 ans après, soit en 1962, il reçoit sa deuxième étoile au Guide Michelin et en 1965, sa troisième étoile. En 1989, il a reçu la qualification de « Cuisinier du siècle », aux côtés de Joël Robuchon et de Frédy Girardet. A part son Auberge, il a aussi ouvert sa première brasserie Le Nord à Lyon, en 1994, puis, le Sud un an après. En 1997, ce sera l’Est, en 2002, L’Argenson, et en 2003, l’Ouest. Et pour compléter le tout, en 2006, il ouvre le Comptoir de l’Est. En 2012, il ouvre Le Fond Rose, un restaurant en périphérie lyonnaise.